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HISTORIQUE - PHOTO ROGER DE LA FUYE - rogerdelafuye.com
HISTORIQUE

DOCTEUR ROGER DE LA FUYE :
Né le 17 octobre 1890 a Nantes
Mort le 30 mars 1961 a Paris

A fait des études secondaires à Jersey et ses études de médecine à Paris ; de 1912 à 1914 jusqu'à la guerre, il parcourt les Etats-Unis, le Canada, l’Alaska, Honolulu et le Japon où en 1913 il rencontre les premiers Acupuncteurs.

Engagé en 1914 dans l’infanterie, puis aux Deuxième Zouaves de Marche, il participe aux combats de Verdun comme médecin auxiliaire dans ce régiment. Blessé et laissé pour mort au Fort de Vaux, transporté dans le comas à l’hôpital Militaire de Bar-le-Duc, il y reçoit la médaille militaire « in articulo mortis » en 1916 et une citation.

Aussitôt après la guerre, en 1919 il commence des recherches sur le cancer aux Laboratoires de physique et d’anatomie pathologique de la Faculté de Lyon sous la direction du Professeur Paviot. Il passe sa thèse en 1920 et en 1921, propose le résultat de ses expériences sur le cancer, qui aboutissent à l’élaboration de la théorie nouvelle de l’origine auto-génitale du cancer en un Mémoire qui est présenté à l’Académie de Médecine par le Professeur Maurice Letulle. En 1921, le Mémoire est accepté par l’Académie de Médecine et envoyé à la Commission du cancer.

Il se consacre ensuite à une clientèle d’oto-rhino-laryngologiste à Châteaubriant en Loire-Atlantique, puis se consacre à l’Acupuncture qu’il exerçait déjà depuis 1920, grâce aux travaux de Monsieur Dabry qui lui apportaient le complément indispensable à ce qu’il avait apprit au Japon. Puis avec les traductions du Consul M. Soulié de Morant.

En 1934, ll commence la rédaction de son gros traité d’Acupuncture en 2 volumes dont un Atlas, qu’il met 14 ans à terminer et dans lequel il établit la synthèse entre l’homéopathie et l’Acupuncture, sous le titre : d’HOMEOSINIÂTRIE.

La guerre de 1940 interrompt ses travaux. Médecin Capitaine au poste de Section Divisionnaire de Belfort (ligne Maginot) Il reçoit la légion d’honneur à titre militaire.
En 1943 à Paris , sous l’occupation, il fonde le premier noyau de la Société Française d’Acupuncture à l’Ecole Libre des Sciences Médicales et commence un enseignement privé à des médecins, à son propre domicile.

En 1945, il dépose les statuts de la Société Française d’Acupuncture, précédemment crée, puis la Société Internationale d’Acupuncture et en 1946 le Syndicat National des Médecins Acupuncteurs de France ; Trois fondations dont il est élu Président a l’unanimité. Il fonde aussi l’Institut du Centre d’Acupuncture de France pour l’enseignement et la diffusion de l’acupuncture aux médecins.

Il fait lui-même les cours de cet institut chaque semaine, cours verbaux qui sont polycopiés pour les médecins éloignés. Deux fois par an, ont lieu des sessions d’examens écrits oraux et pratiques. Ces épreuves donnent droit au diplôme de médecin acupuncteur.

Plus d’un millier de médecins sont passés par cette école.

Il organisait des Congrès Internationaux d’Acupuncture qu’il présidait en France et à l’Etranger.

Afin d’établir une liaison entre tous les Acupuncteurs du Monde, il créa en 1946 les Archives de la Société Française d’Acupuncture qui devint en 1948 : La Revue Internationale d’Acupuncture qui touchait plus de 20 nations Etrangères.

La liste est encore longue des centres qu’il a créés y compris dans les hôpitaux de Paris ( Hôpital Saint Jacques, Hôpital Bretonneau,Hôpital Lariboisière, Hôpital Cochin et le premier de tous : l’Hôpital du Val de grâce) et son traité : « L’acupuncture sans Mystère» fut couronné par l’Académie de Médecine.

Je sais que tous les matins, il recevait dans les « dispensaires » gratuitement. Tous ses malades l’adoraient. Parfois il regardait dans les lignes de la main, et souvent il sortait son pendule en cuivre pour affiner son diagnostic ! inutile de vous dire les ennemis qu’il a pu se faire dans le milieu médical. Et comme ma mère lisait dans les cartes (surtout dès que j’avais un amoureux) le fait que je sois devenue « Divinologue » ne doit pas les étonner maintenant.

Inutile de vous dire qu’il faisait des procès a tous les acupuncteurs qui n’étaient pas médecins et il serait affolé de voir que maintenant on vous conseille de « faire votre acupuncture vous-même »

C’était donc le PREMIER médecin a importer l’acupuncture en France, il est d’ailleurs dans le Larousse en bonne place.

J’ai été invitée pour fêter le Cinquantenaire de la création du Centre d’acupuncture, plusieurs de ses anciens élèves étaient là, et lorsque j’ai dû prendre la parole… J’ai dit qu’ils avaient eu beaucoup de chance de le connaître car moi, je ne l’ai pas connu… cela a créé un froid !

En fait en tant que père, il fut très sévère jusqu’à mes 18 ans car le nom, qui était celui de la mère de Jules Verne, s’éteignait avec moi…

Dès que j’ai compris pourquoi mon père m’ignorait, j’ai vite changé de nom !!! et puis je suis devenue jolie, et là il m’a regardé et était très fier d’une inconnue ! Lorsque j’ai été fêtée comme portraitiste à Paris en 1958 il s’est avancé vers moi en me tendant la main… « Maintenant on ne dira plus que tu es la fille du Dr de La Fuye, mais que je suis le père de Danielle Verne… »

Et puis récemment en fouillant quelques papiers je suis tombée sur quelques pages qu’il avait écrites sur son enfance qui m’a expliqué beaucoup de choses…Son père était Général de la Place de Nantes ( voir mon site pour l’explication de son histoire d’amour) et il a été mis en pension à Jersey. Voir mémoires.


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